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Langogne

 
 

Une journée à Langogne (Lozère)

 

UNE JOURNÉE À LANGOGNE

Aux confins de la Margeride, du Velay et du Vivarais, ce gros bourg agricole n’abrite que 3400 âmes. Mais on y trouve une vieille ville où les maisons encerclent la place de l’église, et… de très bonnes charcuteries. Langogne n’a-t-elle pas battu le record de France de la plus longue saucisse en 1999 avec une belle pièce de 4173,60 m. On croit rêver, mais c’est le goût merveilleux des saucisses, saucissons et autres pâtés qui enchantera votre palais. Au centre, on est attiré immédiatement par la halle. Sous son toit vieux de 250 ans, tous les produits du terroir s’offrent à vous une à deux fois par semaine. Impossible de repartir les mains vides.

A quelques pas, on découvre l’église construite en 998 et dédiée à Saint-Gervais et Saint-Protet. De style roman bourguignon, elle est dotée de 85 chapiteaux taillés dans le granit. 1000 ans d’une histoire agitée ne peuvent que faire rêver. Dès le XVe siècle, la cadisserie, fabrication de draps de laine, est en pleine expansion dans le Gévaudan. Langogne sera un centre important pour cette activité qui se maintiendra jusqu’à l’entre-deux guerres. A l’heure actuelle, installée dans un ancien moulin à céréales, la filature des Calquières est un musée vivant où l’on peut suivre les diverses étapes de la fabrication du fil de laine à partir de la toison brute du mouton. Dans l’odeur mêlée du suif des toisons et de la graisse des machines, la visite est passionnante et peut se terminer dans la boutique où sont vendus des vêtements en laine, bien sur.

La halle de Langogne (Lozère)

Halle de Langogne


 
 
 
 
 
 
 
Rue Haute, on trouve un très ancien lavoir. Son eau limpide permet de se rafraîchir et de songer aux milliers de mains qui y ont lavé le linge. Une très vieille légende dit que Gargantua s’arrêta dans la cité et y dévora tout ce qu’il y trouva. Il figure maintenant dans le corso fleuri. Ce n’est qu’une légende, mais prudence… sait-on jamais ?
 
 
 
 
 
 
 
 

LIENS UTILES

 

Publications relatives

Cheylard l’Évêque

 
 

Le pays autour du Refuge du Moure (Lozère)

 
Au nord de la forêt de Mercoire, Cheylard l’Evêque, village de 62 habitants, à une altitude de 1130 m, tient son nom de l’occitan « chaillou » dérivé du gaulois « cal » qui signifie « rocher pour le guet ». On y rattacha le mot « évêque » parce qu’un évêque de Mende, Guillaume VI acheta le Cheylard au seigneur de Randon en 1321.

Cheylard et la forêt sont indissociables, c’est grâce à celle-ci que le village s’est développé. Il resta sur le promontoire jusqu’au XIXe siècle, puis il s’installa au pied du rocher et devint une commune en 1888.

En haut du rocher, une chapelle dédiée à Notre-Dame de toutes les Grâces offre une vue magnifique sur le village et la forêt. L’église paroissiale est à signaler car son clocher provient de l’Abbaye des Dames de Mercoire et date du XIIe siècle.

Il est fréquent de rencontrer des randonneurs avec un âne. C’est normal. Au cours de son périple entre le Monastier en Haute-Loire et Saint Jean du Gard en 1878, le jeune écrivain écossais Robert-Louis Stevenson fit étape avec son ânesse Modestine à Cheylard.
 

Photos de Cheylard l'Évêque

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